Après le déluge

R.Polidori Après le déluge

35,00 € 78,00 €
TTC Livraison sous 3-4 jours

La Nouvelle-Orléans de l'après-Katrina est un sujet considérable pour l’objectif. L'artiste déterminé qu’est Polidori a su en faire une méditation sur notre culture en déclin. Certains prétendront peut-être que La Nouvelle-Orléans n'a pas besoin d’un livre comme Après le déluge en ce moment. A quoi peuvent bien servir ces clichés montrant 160 000 maisons inondées, rongées de moisissures et abandonnées ? L'honnêteté bouleversante qui règne ici ne servira pas l'image de cette ville du « bon temps », prisée par les escrocs et les congressistes, par Louis Armstrong et Mark Twain.

Quantité
Disponible

  Optez pour une livraison économique !

Retrait gratuit Mona lisait Paris 20ème ou livraison en Point Retrait partout en France

 

60 minutes de Réservation Panier !

Ce regard franc porté sur le désastre de La Nouvelle-Orléans s'apparente même, pour certains, au voyeurisme vulgaire des badauds entourant le lieu d un crime. Robert Polidori n'est toutefois pas de cet avis.

L’Amérique doit faire face à l’apocalypse qui a frappé La Nouvelle-Orléans. Affronter la Crise et ses effets à long terme est certes douloureux, mais l’autre solution, une ignorance délibérée, est stérile.
Qu’est-ce qui doit retenir notre attention ? Ceci : l’absence totale de présence humaine : le cruel entassement des meubles ; les lignes laissées par l’eau sur les voitures abandonnées et les panneaux de revêtement en décomposition ; les pales de ventilateurs de plafond pendant douloureusement ; la boue coagulée provenant des bayous et des canaux qui formait des flaques à l’intérieur de maisons transformées en bateaux pesants qui quittaient leurs embarcadères de parpaings pour faire naufrage contre des poteaux et des camionnettes renversées ; des pianos et des orgues réduits au silence. Et bien sûr, la moisissure - parfois pathogène, mais pas toujours - qui s’est avérée d’une beauté dérangeante et plus difficile à éradiquer que ne l'aurait imaginé n'importe quel expert en mycologie. Parmi les clichés pris par Polidori à La Nouvelle-Orléans, il n'est pas étonnant que les plus tenaces et les plus pénibles soient ceux pris en intérieur, tous réalisés sans le confort moderne de l’électricité, L’artiste semble être parvenu à fixer non seulement les restes matériels des vies des habitants, mais aussi un peu de l'air que des générations d'anonymes de La Nouvelle-Orléans ont inspiré et expiré - c'est peut- être le fait des temps d'exposition particulièrement longs (entre trente secondes et quatre minutes) requis pour les négatifs de 5x7" sur plan film. La réussite des photos tient notamment à ce que Polidori a évité la nostalgie pour privilégier l’émotion née de l’absence, qui est d’une complexité bien supérieure. Si nous nous sentons attirés durablement par ces paysages domestiques impitoyables, c’est entre autre en raison de la certitude qu’ils auront sous peu disparu à jamais.

9783865213457
2 Produits

Fiche technique

Prix Éditeur
78,00 €
Langue
Français
Éditeur
Steidl
Auteur
Robert Polidori
Année
2006
Pages
333
Reliure
Relié
Dimension
40 × 31 × 4,5 cm
Poids
4,38 kg
État
Neuf
EAN
9783865213457

Vous aimerez aussi

Nouveau compte S'inscrire